Guide · mis à jour le 18 octobre 2026

Créer son entreprise en Espagne quand on est Français : le volet digital

Nom de domaine, mentions légales espagnoles, fiche Google, facturation, paiements : la checklist de tout ce qui touche au digital quand on crée son activité en Espagne.

À lire d'abord. Orbitea est une agence digitale, pas une gestoría ni un cabinet juridique. Ce guide vous aide à ne rien oublier côté digital ; pour tout ce qui est administratif, fiscal ou juridique (marqué « à vérifier avec votre gestoría ou votre conseil »), faites-vous accompagner par un professionnel en Espagne.

1. Avant l'ouverture : le nom et les bases

À préparer dès que le projet se précise, idéalement avant même de quitter la France.

  • Vérifier que le nom est libre

    Regardez si le nom de domaine (.es et .com) et les comptes Instagram, Facebook ou LinkedIn sont disponibles. Pour une société (SL), le nom doit aussi être réservé auprès du Registro Mercantil Central : c'est une démarche que votre gestoría fait couramment.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • Réserver le nom de domaine à votre nom

    Un .es est le choix naturel pour une activité en Espagne ; un .com fonctionne aussi. Vérifiez que le domaine est bien enregistré à votre nom (ou à celui de votre société), pas à celui d'un prestataire.

  • Penser à la marque

    Un logo lisible sur un téléphone, deux ou trois couleurs, une typographie. Si vous voulez protéger la marque, le dépôt se fait en Espagne (OEPM) ou pour toute l'Union européenne (EUIPO) : à voir avec un conseil en propriété industrielle.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • Créer une adresse email professionnelle

    Une adresse à votre nom de domaine (contact@votreactivite.es) inspire plus confiance qu'une adresse gratuite, en Espagne comme en France.

2. L'identité légale qui apparaîtra en ligne

Ces démarches ne relèvent pas du digital, mais votre site et vos factures en dépendent. Elles se font avec une gestoría, une asesoría ou un avocat.

  • NIE et numéro fiscal

    Le NIE (numéro d'identification des étrangers) est demandé pour la plupart des démarches. Votre numéro fiscal apparaîtra sur votre site (aviso legal) et sur vos factures.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • Autónomo ou société (SL)

    Le choix du statut change les mentions à afficher : un autónomo indique son nom et son NIF ; une SL ajoute notamment sa dénomination et ses données d'inscription au registre du commerce. Votre gestoría vous dira ce qui s'applique.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • Activités réglementées

    Santé, immobilier, guide touristique, location touristique… certaines activités demandent une habilitation, une inscription à un ordre professionnel ou un numéro de registre, qu'il faut parfois afficher sur le site et dans les annonces. Renseignez-vous avant de publier.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

3. Le site internet

Un bon site d'entreprise en Espagne est d'abord pensé pour le téléphone, et pour les habitudes locales.

  • Choisir les langues

    L'espagnol d'abord pour la clientèle locale, le français pour la clientèle francophone, l'anglais si vous recevez des visiteurs ; le catalan, le valencien, le basque ou le galicien selon la région. Chaque langue doit avoir ses propres pages, pas une traduction automatique ajoutée par-dessus.

  • Le contact en un geste

    En Espagne, beaucoup de clients préfèrent écrire sur WhatsApp. Un bouton WhatsApp, un bouton d'appel ou de réservation toujours visible sur mobile fait une vraie différence.

  • L'aviso legal

    La loi espagnole sur les services de la société de l'information (LSSI) impose d'identifier le titulaire du site : nom ou dénomination, numéro fiscal, adresse, email, et selon les cas les données d'inscription au registre ou à l'ordre professionnel. C'est l'équivalent des mentions légales françaises.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • Confidentialité et cookies

    Une politique de confidentialité conforme au RGPD et à la loi espagnole LOPDGDD, et un bandeau cookies qui permet de refuser aussi facilement que d'accepter, selon les recommandations de l'autorité espagnole (AEPD), l'équivalent de la CNIL.

  • Si vous vendez en ligne

    Conditions générales de vente, information sur le droit de rétractation de 14 jours pour les particuliers, prix TTC affichés pour les consommateurs. Faites relire ces documents par un juriste.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

4. Être trouvé localement

En Espagne comme en France, on cherche de plus en plus « près de moi » sur son téléphone. Et c'est Google Maps qui répond.

  • Créer sa fiche Google Business Profile

    Catégorie principale exacte, horaires, services, photos réelles, lien vers le site. Google vérifie l'adresse : créez-la quand le local est prêt. Si vous vous déplacez chez vos clients, vous pouvez définir une zone desservie et masquer votre adresse.

  • Demander des avis, dès le début

    Un QR code au comptoir, un message après la prestation. Les avis récents comptent beaucoup dans le choix des clients. N'achetez jamais d'avis : c'est interdit et Google les supprime.

  • Les réseaux sociaux utiles

    Instagram et Facebook pour un commerce ou un restaurant, LinkedIn pour une activité B2B. Mieux vaut un seul réseau tenu régulièrement que trois abandonnés.

5. Les outils de gestion

Quelques choix pris au départ évitent beaucoup de temps perdu ensuite.

  • La facturation

    L'Espagne met en place Verifactu, un système qui encadre les logiciels de facturation pour lutter contre la fraude. Choisissez dès le départ un logiciel de facturation conforme ; le calendrier d'obligation et ce qui s'applique à votre statut sont à vérifier avec votre gestoría.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • L'IVA

    Le taux général de l'IVA est de 21 % (contre 20 % pour la TVA en France), avec des taux réduits selon les activités. Aux Canaries, c'est l'IGIC qui s'applique. Vos déclarations se font avec votre gestoría.

    À vérifier avec votre gestoría ou votre conseil

  • Les paiements

    Terminal de paiement par carte (TPV), paiement en ligne si vous vendez sur le site, et Bizum, très utilisé en Espagne entre particuliers et de plus en plus par les commerces.

  • Rendez-vous et relances

    Prise de rendez-vous en ligne, rappels automatiques par WhatsApp ou email, demande d'avis après la visite : de petites automatisations qui font gagner des heures chaque semaine.

France / Espagne : les équivalences utiles

Pour vous repérer. Les équivalences ne sont pas toujours exactes : les règles diffèrent d'un pays à l'autre.

En FranceEn Espagne
Mentions légales (loi LCEN)Aviso legal (loi LSSI)
CNILAEPD (Agencia Española de Protección de Datos)
SIREN / SIRET, numéro de TVANIF (et NIE pour les personnes étrangères)
Micro-entrepreneur, SAS, SARLAutónomo, SL (à choisir avec votre gestoría)
TVA à 20 % (taux normal)IVA à 21 % (taux général), IGIC aux Canaries
Expert-comptableGestoría ou asesoría
Lydia, PaylibBizum
Domaine .frDomaine .es

Le volet digital, on peut s'en occuper avec vous

Marque, site en espagnol et en français, fiche Google, email professionnel, automatisations : Orbitea a été fondée par un Français installé en Espagne, et tout se passe en français. Découvrir l'offre en français.

Questions fréquentes

Puis-je créer mon site avant d'avoir mon NIE ou mon statut ?

Vous pouvez préparer la marque, les textes et le site à l'avance. En revanche, l'aviso legal doit indiquer votre identité fiscale réelle au moment de la mise en ligne : on publie donc le site quand ces informations sont connues, ou on publie une page d'attente.

Puis-je garder mon site français et ajouter une version espagnole ?

Oui, c'est souvent une bonne solution si vous gardez des clients en France. L'important est que chaque langue ait ses propres pages et que les mentions légales correspondent à l'entité qui exploite le site.

Les mentions légales françaises suffisent-elles en Espagne ?

Non. Une activité établie en Espagne relève de la loi espagnole (LSSI, LOPDGDD) : il faut un aviso legal et des politiques de confidentialité et de cookies rédigés pour l'Espagne. Faites-les valider par votre conseil si votre activité est réglementée.

Orbitea peut-il s'occuper de mes démarches administratives ?

Non : Orbitea n'est ni une gestoría, ni un cabinet d'avocats, ni un expert-comptable. Nous nous occupons du volet digital (marque, site, fiche Google, outils) et vous accompagnons en français ; pour le NIE, le statut, la fiscalité et les déclarations, adressez-vous à une gestoría.

Combien coûte le volet digital pour démarrer ?

Chez Orbitea, le pack Lanzar (marque, site d'une page et fiche Google) coûte 590 € HT, le site seul (Web Esencial) 390 € HT, la fiche Google seule 149 € HT, l'email professionnel 49 € HT de mise en route. IVA de 21 % en sus. La maquette du site est gratuite.

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  • Gratuit et sans engagement
  • Préparée par une personne, pas par un robot
  • Réponse en français sous 48 h ouvrées
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